Flowrette : La PME française menacée par les impayés du BHV lance une action en justice et un « bouquet manifeste » pour sa survie.
Communiqué de presse Paris / Nantes, le 3 février 2026

Flowrette, la marque française de fleurs durables reconnue pour ses créations artisanales et son engagement pour le "mieux produire", annonce aujourd'hui une situation de crise majeure. Après avoir quitté son showroom du BHV Marais en août dernier, l'entreprise révèle faire face à un impayé de plusieurs dizaines de milliers d’euros de la part de l'enseigne depuis plus d’un an, mettant en péril son avenir et ses projets de relocalisation.
Au-delà de la crise du commerce : une question de survie et d'éthique
Alors que plusieurs marques ont récemment annoncé leur départ des grands magasins en invoquant la montée de la fast-fashion ou les changements de consommation, Flowrette choisit une transparence totale. Pour la PME, le départ n'est pas une stratégie de positionnement, mais une conséquence directe de factures impayées massives qui ont asséché sa trésorerie.
« Nous ne sommes pas partis par choix stratégique, mais par nécessité de survie », expliquent Margot et Vincent Morio, gérants de Flowrette. « On ne peut pas, d'un côté, déplorer que la production parte en Chine et que le commerce français s'effondre, et de l'autre, traiter les PME locales avec un tel mépris. Quand un géant de la distribution refuse de payer une petite structure, il ne fait pas qu’une erreur comptable : il étrangle l’artisanat français. »
Une action judiciaire inédite
Flowrette révèle avoir tenté, de bonne foi, de sauver le partenariat. Sous la promesse d’un règlement rapide des dettes, l’enseigne a poussé la marque à réapprovisionner ses stocks et à maintenir son showroom. Flowrette a tenu ses engagements, mais les paiements ne sont jamais arrivés. Résultat : une perte de marchandise colossale et un trou béant dans la trésorerie.
Face à cette situation, les dirigeants de Flowrette annoncent lancer une action en justice non seulement contre l'enseigne BHV, mais également une procédure visant directement son dirigeant, Frédéric Merlin. Une démarche rare et forte, destinée à défendre le respect dû aux petits acteurs du tissu économique français. Flowrette refuse de devenir une "victime collatérale" silencieuse.
Un appel au soutien : « Soutenir une PME, c’est un acte militant »
Malgré cette épreuve, Flowrette ne baisse pas les bras. L'entreprise est en pleine phase de relocalisation avec l'ouverture d'un nouvel atelier près de Nantes, symbole de sa volonté de maintenir un savoir-faire local et de qualité.

Pour transformer cette crise en élan de solidarité, Flowrette lance aujourd'hui « Le Franc-Parler », un bouquet tricolore bleu-blanc-rouge. Ce bouquet manifeste, vendu à un prix de soutien, permet aux consommateurs de montrer leur adhésion à la démarche de la marque et de financer directement la sauvegarde des emplois et la relocalisation de la production près de Nantes.
"Nous avons toujours voulu faire les choses bien, avec transparence et respect. Soutenir une PME, c'est accepter un modèle différent des géants mondiaux du e-commerce. Nous n'avons pas leur logistique automatisée, mais nous avons une âme, nous créons de la valeur et des emplois ici. Aujourd'hui, on se bat pour ce modèle. Chaque commande passée sur notre site aujourd’hui est un vote pour que Flowrette continue d’exister et pour prouver que l’on peut encore produire et consommer durablement en France.”
CONTACT PRESSE
Emeline Sartorio 06 71 07 33 44
presse@flowrette.com
À propos de Flowrette
Flowrette est une entreprise française qui réinvente la décoration autour de la fleur durable (fleurs séchées et stabilisées, fleurs en papier, fleurs artificielles et décoration florale). Alliant esthétique et créativité, la marque défend un artisanat d'excellence. En pleine phase de relocalisation dans son nouvel atelier près de Nantes, Flowrette incarne une vision de la consommation plus lente, plus juste et résolument locale.